DERNIÈRE HEURE:

Rencontre avec le ministre Yves Bolduc

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Johanne Pomerleau, Présidente

Johanne Pomerleau,
Présidente

Le 7 novembre dernier, Jean-Marie Comeau, premier vice-président à la FPPE et moi-même avons eu l’occa-sion de rencontrer le ministre de l’Éducation du Loisir et du Sport, monsieur Yves Bolduc. De son côté, le mi-nistre était accompagné de madame Gabrielle Collu, di-rectrice-adjointe de cabinet. Cette rencontre avait été fixée il y a déjà quelques semaines et tombait à point pour parler de l’avenir des commissions scolaires et de la prochaine ronde de négociation. Nous avions égale-ment comme sujet d’échanges le service d’animation à la vie spirituelle et à l’engagement communautaire (SASEC) et les modifications importantes aux règles budgétaires.

Tout d’abord, je tiens à préciser que le climat de la rencontre était cordial et que le ministre était à l’écoute. Nous avons pu discuter avec lui pendant une heure, sans nous sentir bous-culés. Tous les sujets dont nous souhaitions parler ont pu être abordés.

En premier lieu, nous avons échangé sur l’avenir des commissions scolaires. Nous avons fait part au ministre de l’importance de la centralisation des services profession-nels au sein de la structure intermédiaire en lui démontrant les risques importants d’une décentralisation de ces services dans les écoles. Le ministre nous a indiqué clairement que les services professionnels continueront à relever des commissions scolaires ou de la nouvelle structure intermédiaire.

Nous avons également parlé de pédagogie et de l’importance du travail des conseillères et conseillers pédagogiques, notamment dans l’accompagnement des enseignantes et enseignants. En effet, certains médias rapportaient la volonté ministérielle de «ramener» la pédagogie dans les écoles. Sur ce sujet, le ministre nous a indiqué qu’il n’était aucunement dans son intention de toucher au volet conseillance pédagogique. Ceci nous a permis de mentionner que la FPPE est présentement à réfléchir sur la tâche des conseillères et conseillers pédagogiques et que nous espérions pouvoir le revoir éventuellement à ce sujet.

En deuxième point, nous avons échangé rapidement sur la reddition de compte en lien avec les modifications aux règles budgétaires et utilisé ce sujet pour introduire la pro-blématique du SASEC.

En suivi au plan d’action que nous avons adopté en octobre en collaboration avec l’APAVECQ, nous avons présenté au Ministre, à l’aide du document que nous avions préparé, l’historique de ce service, la lente, mais constante diminution des effectifs depuis sa mise en place et la problématique plus spécifique de certaines commissions scolaires qui, de façon très claire, n’utilisent pas la mesure prévue pour ce service (30070) aux fins pour laquelle elle a été créée. Nous avons échangé et répondu à ses questions touchant surtout le volet spirituel qui le dérangeait manifestement. Nous avons remis le spirituel dans le contexte de l’école laïque, mais avons senti une résistance à défendre ce service plus précisément à cause de ce volet. Il s’est montré fermé à nos demandes, mais ouvert à nous revoir sur le sujet. Suite aux résistances émises par le ministre et à ses commentaires, nous aurons à réfléchir sur la suite des choses. Ceci n’em-pêche aucunement de poursuivre le plan d’action adopté et les interventions en comité de relation de travail dans les mi-lieux, Le point sera fait au Conseil fédéral de janvier.

Finalement, nous lui avons fait part du thème central de notre dépôt dans le cadre de la prochaine ronde de négociation, soit l’attraction et la rétention. Nous lui avons souli-gné l’importance de refaire du milieu de l’éducation un milieu attrayant pour les professionnelles et professionnels. Dans ce point, nous avons parlé notamment d’autonomie profes-sionnelle, de reconnaissance, des conséquences des délais de règlements des relativités salariales et de la probléma-tique de la prime des psychologues. Sur ce dernier sujet, le ministre a répliqué que ce genre de situation ne devrait plus jamais se reproduire car ce n’était pas acceptable que le personnel de l’éducation et de la santé n’ait pas le même sa-laire. Nous sommes d’accord!

Bien entendu, nous n’avons pas parlé de nos demandes spécifiques, ce n’était pas l’endroit, mais le ministre nous a indiqué qu’il aimait notre thème et que le sien, pour la pro-chaine négociation, serait la reconnaissance du personnel. Maintenant, comme on dit, il faut «que les bottines suivent les babines»!

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