Pour une plus grande reconnaissance de la profession de conseillères et conseillers pédagogiques

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Sophie Massé, Vice-présidente

Sophie Massé,
Vice-présidente

À la suite d’une décision du Congrès de 2012,la FPPE a amorcé des travaux sur la reconnaissance du rôle des conseillères et des conseillers pédagogiques en collaboration avec la FSE. Un premier rapport a été présenté au Conseil fédéral de juin 2014. Depuis, une tournée débutée en octobre 2014 (près 150 conseillères et conseillers pédagogiques rencontrés dans plusieurs régions du Québec) a permis de mieux comprendre le rôle et les pratiques des CP, ainsi que certaines sources de tension avec le personnel enseignant.

Selon les CP rencontrés, l’accompagnement est au cœur de la profession. Faire le relai (savoirs issus de la recherche et exigences du MELS), agir comme agent de changement et exercer un rôle-conseil (en particulier auprès des directions d’établissement) sont également des tâches qui sont au cœur du rôle de CP. Ces derniers doivent donc savoir naviguer entre le pan relationnel, soit le support et l’accompagnement du personnel enseignant, et le pan plus institutionnel de leur rôle.

À défaut d’une identité professionnelle de CP clairement reconnue par l’ensemble du milieu, c’est principalement l’expertise disciplinaire et l’expérience enseignante qui sont les sources de la reconnaissance et de la valorisation des CP. Ils et elles ont mentionné que le passage d’enseignant ou d’enseignante à CP se fait souvent par essais et erreurs, car aucune formation initiale spécifique à la conseillance pédagogique n’est requise. Le besoin de développer des compétences spécifiques, que ce soit par une formation initiale (l’Université de Sherbrooke a développé un microprogramme en conseillance pédagogique), grâce à davantage de formation continue ou par une meilleure organisation du mentorat, du réseautage et du soutien par les pairs.

En ce qui concerne les interrelations entre les CP et le personnel enseignant, deux principaux sujets semblent être source de tensions : la crainte des enseignants et enseignantes que les CP soient associés à leur évaluation et les formations imposées ou qui ne correspondent pas aux attentes. Concernant la formation, les CP considèrent important d’améliorer l’évaluation des besoins pour s’assurer de la cohérence et du volontariat du personnel enseignant. Pour ce qui est de l’évaluation du personnel enseignant, les CP n’ont pas à se substituer aux directions. Ce qui est primordial pour les CP, c’est de maintenir le lien de confiance avec leurs collègues enseignants et enseignantes. De meilleures balises pourraient aider à tracer une ligne entre ce qui relève du pédagogique et de l’administratif.

Les rencontres de CP se terminant en février 2015, un rapport sera présenté au CF de mars 2015. Des propositions d’actions seront alors proposées dans le but de valoriser la profession de CP, mettre en place de meilleures conditions pour améliorer la pratique et améliorer les interrelations entre les différents corps d’emploi.

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