Pour des partenariats respectueux des services professionnels publics

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Sophie Massé,
Vice-présidente, FPPE-CSQ

Lorsque la nouvelle Politique québécoise de la jeunesse a été rendue publique en avril 2016, nous apprenions que plus de 200 millions de dollars, sur 5 ans, seraient investis par le Secrétariat à la jeunesse pour la Stratégie d’action jeunesse. Ces investissements permettent notamment le financement d’organismes offrant des services et élaborant des projets qui s’inscrivent dans la mise en œuvre de la Politique jeunesse. 75 M$ sur 5 ans sont ainsi accordés au programme de subvention Créneau carrefour jeunesse pour la mise en place de services en matière d’autonomie sociale et de persévérance scolaire pour les jeunes en difficultés ainsi que pour les projets locaux d’entreprenariat, de bénévolat et de volontariat. Depuis 2015, le financement des carrefours jeunesse-emploi étant davantage associé aux projets qu’à la mission, ils développent un nouveau volet d’activités,  par le biais de projets visant la persévérance en milieu scolaire (25 projets pilotes, la plupart dans les commissions scolaires).

Une enquête préliminaire effectuée par les syndicats de la FPPE dans les commissions scolaires nous permet de croire que déjà les effets de ces changements se font sentir, les CJE se faisant de plus en plus insistants pour offrir des services scolaires.

Les syndicats de la FPPE réunis en Conseil fédéral ont adopté un plan d’action visant  à clarifier le rôle des ressources du carrefour jeunesse-emploi (CJE) dans le cadre de partenariats avec la commission scolaire et pour que soient respectés les champs de compétences exclusifs et les tâches prévues au plan de classification des professionnelles et professionnels des commissions scolaires.

Nous reconnaissons la pertinence de la collaboration et de la mise en place de certains partenariats avec différents acteurs de la société afin d’améliorer la réussite éducative et savons que les coupes successives de services rendent les équipes-écoles vulnérables. Par contre, de tels projets doivent s’effectuer dans une perspective de complémentarité et non de remplacement des services qui devraient être donnés par le personnel de la commission scolaire.

La démarche vise tant à protéger les services publics qu’à défendre les droits des professionnelles et professionnels des commissions scolaires.

Vous êtes témoins de situations de ce genre? N’hésitez pas à en informer votre syndicat.

 

 

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